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Articles sur la chirurgie
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Interview Dr Sydney Ohana :
La chirurgie esthétique d'aujourd'hui Paru sur www.femmezine.fr, auteur : Elodie TROUVE Femmezine : Quelles sont les opérations que vous pratiquez le plus aujourd'hui? Dr Sydney Ohana : Les opérations des seins, et particulièrement l'augmentation mammaire qui représente 40 % de mes opérations. Cela est dû à ma formation initiale de cancérologue du sein et de spécialiste de la reconstruction mammaire. Mes clientes viennent en toute confiance. Ensuite, se sont les opérations du nez et les liftings, pour 30%. Et 30% pour la silhouette, liposuccion et plastie abdominale. Femmezine : Il se dit depuis quelques temps dans les médias que la chirurgie esthétique ne serait plus tabou. Qu'en pensez-vous? Dr Sydney Ohana : J'ai été surpris de lire dans le sondage IFOP le mois dernier dans le Parisien que 14% des françaises ont déjà fait un acte de médecine ou de chirurgie esthétique, soit une française sur six que l'on croise dans la rue. Cela se banalise, je pense que c'est parce que les gens sont rassurés par la qualité que l'on arrive à leur offrir : les produits ne sont plus allergisants, les prothèses mammaires durent non plus 10 mais 20 ans, les liftings sont extrèmement naturels dans 98% des cas lorsqu'ils sont réalisés par de bons praticiens, les greffes de cheveux sont révolutionnaires puisqu'on injecte les propres cheveux du patient, l'un après l'autre, dans son cuir chevelu grace à une micro-aiguille maintenant. Je pense que cela s'explique également par le fait que l'espérance de vie augmente d'un an tous les quatre ans, ce qui est énorme ! On a envie de vieillir en étant au mieux de sa forme et de l'image que l'on a de soi. Maintenant, à 50, 60, 70 ans, on ne se sent pas vieux, rangés des voitures, on a encore envie de plaire, de séduire, d'avoir une sexualité épanouie. La chirurgie esthétique, c'est une chirurgie du bonheur permettant de concilier harmonie de la silhouette et du visage avec l'âge de son cerveau et non de ses artères. Femmezine : quelles sont les nouveautés? Dr Sydney Ohana : Chaque année, on développe de nouveaux lasers proposant une solution à tel ou tel type de peau afin d'obtenir les meilleurs résultats possibles en matière de rajeunissement et d'éclat de la peau. On a également à notre disposition de nouveaux produits injectables, le choix entre deux Botox différents maintenant pour s'adapter à des rides superficielles, moyennes ou plus profondes. On arrive également à greffer des cheveux naturels directement sur le cuir chevelu du patient en utilisant de minuscule aiguille. Nous avons fait beaucoup de progrès aussi en matière de microaspiration, s'effectuant désormais avec de minuscules canules. On améliore chaque année chaque opération. Plus globalement, pour toutes les opérations, les cicatrices sont de plus en plus discrètes, et on les améliore également en suite opératoire, avec les lasers. On est heureux de pouvoir aujourd'hui proposer des opérations confidentielles et de plus en plus naturelles, c'est d'ailleurs ce que demandent les Françaises qui sont très exigeantes en matière de chirurgie esthétique. Femmezine : A l'inverse des Américaines pour qui faire de la chirurgie esthétique était un signe extérieure de richesse... Dr Sydney Ohana : Oui. Les Américaines affichaient leurs liftings comme on affiche une bague ou un collier achetés chez un grand joailler... elles n'hésitaient d'ailleurs pas à donner le nom de leur chirurgien esthétique en présentant comme une prouesse le fait d'avoir réussi à se faire opérer par tel médecin, et d'avoir le lifting « up to date ». On a beaucoup fustigé le côté trop tiré de leurs liftings, qui relevaient de leurs propres volontés et non pas de celles des chirurgiens, elles voulaient « en avoir pour leurs dollars » disaient elles. Mais maintenant, elles ont également intégré l'idée que la chirurgie esthétique doit respecter les morphologies et être la plus discrète et naturelle possible. Femmezine : Est-ce qu'il vous arrive de refuser des clientes? Dr Sydney Ohana : Tous les jours. Environ une cliente sur deux. Je n'opère que les clientes dont je suis persuadé qu'elles ont une bonne indication et pour laquelle j'aurai un bon résultat. Je refuse d'opérer lorsque j'estime que la cliente est trop jeune, pas assez mûre pour supporter une opération du nez ou des seins. Soit trop indécise sur ce qu'elle veut. Soit attendant trop de la chirurgie esthétique, y voyant un côté magique qui va solutionner tous ses problèmes alors que c'est l'arbre qui cache la forêt et qu'il vaut mieux un avis psychologique avant. Soit présentant une mauvaise qualité de la peau empêchant par exemple une lipo-aspiration. Ou encore dans le cas d'un rejet de prothèse sur les seins et pour lequel recommencer ne serait pas bien. Chaque après-midi, lors de mes consultations, je refuse d'opérer à peu près une cliente sur deux. Femmezine : L'entretien préalable est donc très important et vous réclame d'avoir un bon sens psychologique. Dr Sydney Ohana : Absolument. Un entretien préalable est indipsensable, un délai de reflexion de 15 jours, un deuxième entretien si cela est possible et que la cliente n'habite pas trop loin. Et effectivement, il faut avoir un sens aigu de la psychologie lorsque l'on est chirurgien esthétique pour entendre ce que les clientes disent et surtout ce qu'elles ne disent pas. Et si nécessaire, pour parfaire son estimation, il ne faut pas hésiter à se faire aider par une consultation chez un psychologue. Femmezine : Conseils pour nos lectrices : comment bien choisir son chirurgien esthétique lorsque l'on décide de passer à l'acte? A quoi doivent-elles faire attention? Dr Sydney Ohana : Tout d'abord, il est indispensable de choisir un chirurgien qualifié en chirugie plastique et esthétique. On peut contacter le Conseil de l'Ordre des médecins pour vérifier cela, faire une recherche sur internet et voir les diplômes du chirurgien en question ou encore en parler à son médecin généraliste ou son gynécologue qui ont entendu parler des chirurgiens, voire connaissent les résultats de leurs opérations, dans le cas de pose de prothèses mammaires par exemple. On peut également prendre des renseignements auprès de tous les professionnels gravitant dans le domaine esthétique : coiffeur, maquilleur, et se servir du bouche à oreille. Un bon chirurgien esthétique est connu et reconnu. Femmezine : Lors de la première consultation, il ne faut pas hésiter à demander au chirurgien à voir en vrai le résulat des opérations, au-delà des photos, par exemple? Dr Sydney Ohana : Oui. C'est ce que je fais systématiquement dans le cadre de la pose de prothèses mammaires par exemple, je propose toujours de voir et de toucher celles de mes autres clientes qui viennent au même moment pour leurs rendez-vous de contrôles, 15 jours, un mois ou deux, après leurs opérations. La salle de contrôle est contiguë à mon bureau et je n'hésite jamais, avec l'accord de mes clientes, à faire se rencontrer l'une et l'autre. Ainsi, elles peuvent discuter, la deuxième réellement se projeter, poser des questions à celle que j'ai opéré, réaliser que si c'est très discrêt, une prothèse mammaire, il faut néanmoins apprendre à vivre avec. Cela aide à prendre sa décision, il faut que le chirurgien soit proche de sa cliente, à son écoute, comprendre ses motivations, capable de la conseiller quant à la taille des prothèses par exemple, en fonction de sa morphologie. Une opération réussie, cela dépend aussi d'une question de feeling. Il faut qu'il y ait une confiance réciproque entre le chirurgien esthétique et sa cliente. Femmezine : Y-a-t'il des opérations que vous déconseillez ? Dr Sydney Ohana : L'opération du front par exemple, grâce au Botox qui donne de très bons résultats, on a diminué les indications chirurgicales du front, on en fait plus qu'une sur cinquante par rapport à avant. Je déconseille également en général le lifting du bras et de l'intérieur des cuisses, parce qu'ils donnent des résultats moyens si la peau est trop lourde, on n'arrive pas à tout lifter, et cela laisse des cicatrices assez importantes. Par contre, il y a des zones ou l'on a d'excellents résultats, naturels, durables, voire à vie, comme une rino-plastie par exemple, les augmentations mammaires ou encore l'opération des paupières qui peut tenir 20 ans. Depuis des années que je fais ce métier, c'est toujours un vrai bonheur pour moi de réussir une opération, autant que pour ma cliente ! Pour en savoir plus : Clinique du Docteur Sydney Ohana, 6, Square Pétrarque, 75116, Paris. 01 53 70 05 05. Son site : www.chirurgie-esthetique.com. Son livre : Histoire de la chirurgie esthétique de l'Antiquité à nos jours, 309 pages, Karen Editions, 20 euros, à commander sur : Fnac.com. |