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Le lifting de la face interne des bras ou brachioplastie

Le membre supérieur, dont l'extrémité distale est la main préhensible qui est l'un des organes les plus fonctionnels (sous dépendance du cerveau et de la pensée) et dont l'extrémité distale est la région axillaire (en dedans) et deltoïdierrne (en dehors), peut être divisé en trois parties, de distal en proximal :

 

  • la main,
  • l'avant-bras,
  • le bras.

 

Séparées par deux articulations : le poignet et le coude.

 

Le bras, « armé » par un os, l'humérus, matelassé par des muscles, en particulier le biceps en avant et le triceps en arrière, vieillit avec le temps comme le reste du corps.

Les appartenances ethniques, les caractères héréditaires, certaines malformations congénitales, la croissance (propre a chaque être humain), d'éventuels traumatismes, l'amaigrissement et l'évolution « yoyo » du poids sont à l'origine de variabilités et/ou déformations diverses et variées.

 

A titre d'exemples :

 

  • la lipodystrophie « naturelle » du pourtour du Bassin Méditerranéen ;
  • la fonte graisseuse et la « chute » cutanée après amaigrissement important ;
  • la perte de la tonicité des muscles et de la peau chez les anciens athlètes et « body-builders ».

 

En pratique, de façon innée ou acquise, avec le temps apparaissent :

 

  • lipodystrophie, préexistante ou secondaire ;
  • relâchement de la peau à l'origine d'excédent cutané et de ptôse.

 

Cet excédent cutané existe toujours dans deux dimensions :

 

  • la principale, circonférentielle, analysée le bras horizontal (épaule en abduction), et sous l'effet de la pesanteur ;
  • l'accessoire, ou secondaire, verticale de distal (du coude) en proxmal (vers l'aisselle), et appréciée par « effet de relissage » par la main du chirurgien.

 

Quand l'excédent cutané est réel, une liposuccion isolée ne peut suffire et seule une remise en tension de la peau excédentaire (dans une ou deux dimensions) peut corriger les problèmes et correspondre a la demande des patient(e)s.

Ceci explique les différentes voies d'abord et donc les cicatrices possibles et les résultats escomptés.

Indications de lifting de la face interne des bras

Elles sont simples et logiques :

 

  • excédent cutané dans une (rare) ou deux dimensions (le plus fréquent) ;
  • lipodystrophie isolée, justiciable d'une lipoaspiration isolée mais démasquant un excédent cutané ;
  • excédent associé cutané et graisseux (lipodystrophie), ce qui est le cas le plus fréquent.

 

Dans chaque cas, l'analyse du relâchement cutanéo-graisseux et musculaire conditionne l'indication opératoire et la technique utilisée.

 

Techniques de lifting des bras

1. L'anesthésie

 

Elle peut être :

  • générale,
  • locale, potentialisée par neuroleptanalgésie ou injection intraveineuse de tranquillisants ;
  • loco-régionale.

 

Elle est a discuter avec votre chirurgien et anesthésiste.

 

2. Les voies d'abord et les incisions

 

Pour celles du lifting, trois sont possibles :

  • interne, médiale, à la face interne « cachée » du bras, linéaire ou brisée par une ou plusieurs plasties en Z ;
  • postéro-latérale, peut-être moins visible ;
  • axillaire, cachée dans l'aisselle.

 

Pour celles de la liposuccion :

  • au niveau des berges des voies d'abord du bras ;
  • au quart inférieur du bras, en complément, en cas d'abord axillaire.

 

3. La lipoaspiration ou liposculpture

 

Elle est classique, après infiltration, et réalisée avec des canules a bout mousse de 2, 3, 4 voire 5 mn. Elle traite l'excédent graisseux, démasque un excédent cutané préexistant et/ou supplémentaire. C'est pourquoi elle doit être réalisée avant la résection cutanée.

 

4. La remise en tension cutanée

 

Elle fait suite à la résection cutanée. Cette remise en tension, « effet lifting » peut être, selon l'indication retenue entre le chirurgien et vous :

  • transversale, avec cicatrice brachiale verticale médiane ou postérolatérale ;
  • verticale, avec cicatrice axillaire ;
  • ou les deux avec cicatrice verticale brachiale et axillaire, dite « en crosse de hockey ».

 

5. Les éventuels gestes associés

 

Ils concernent des points de détail ou des zones voisines, sous forme de lipoaspiration :

  • le coude,
  • l'avant-bras,
  • le creux axillaire,
  • la région prépectorale.

 

6. La suture fait appel à :

 

  • des points profonds,
  • des points superficiels séparés ou un surjet intradermique ou une association des deux
  • avec du fil résorbable ou non.

 

7. Le pansement est :

 

  • modelant,
  • modérément cornpressif ,
  • pendant 24 à 48 heures.

 

L'intervention dure en pratique de 40 a 90 minutes. Il n'y a pas de drainage de principe. Les cicatrices sont « à l'air » au deuxième ou troisième jour.

L'hospitalisation dure de 1 heure (ambulatoire) à 24 heures.

Suite postopératoires du lifting des bras

Dans les suites immédiates, entre le premier jour postopératoire et la troisième semaine, sont naturels et normaux :

 

  • oedème (gonflement) ;
  • hématomes (bleus) au niveau des zones lipoaspirées et décollées ;
  • limitation, avec gène douloureuse, des mouvements de l'épaule et du coude ;
  • troubles de la sensibilité de l'aisselle et de la face interne du bras.

 

Après trois semaines, peuvent persister :

 

  • une discrète limitation des mouvements de l'épaule ;
  • quelques troubles de la sensibilité (dysesthésies) ;
  • quelques irrégularités cutanées et sous-cutanées au niveau des zones aspirées ;
  • une légère asymétrie résiduelle.

 

Après trois mois, peuvent persister ou apparaître :

 

  • des imperfections cicatricielles pouvant être traitées par un traitement médical spécifique ;
  • des imperfections de surface et/ou des reliefs graisseux accessibles à une correction chirurgicale sous anesthésie locale après le sixième mois postopératoire.

Complications possibles du lifting des bras

Complications immédiates

 

  • hémorragie précoce, traitée par pansement compressif ou « reprise » chirurgicale au bloc opératoire ;
  • accidents thrombo-emboliques (phlébite brachiale, embolie pulmonaire), exceptionnels mais redoutables et pouvant être traités par traitement anticoagulant ;
  • hématome retardé, pouvant nécessiter son évacuation sous anesthésie locale ;
  • inflammation, voire infection, traitée par traitement antibiotique et éventuel drainage chirurgical ;
  • nécrose cutanée, exceptionnelle et alors localisée et limitée ;
  • diminution de la sensibilité (hypoesthésie) de la face interne du bras, toujours régressive.

 

Complications secondaires

 

  • phlébite brachiale secondaire après trois semaines, traitée par traitement anticoagulant;
  • inflammation, voire infection, pouvant nécessiter un drainage ;
  • persistance des troubles de la sensibilité qui disparaîtront dans un délai de 3 à 6mois ;
  • évolution cicatricielle défavorable : marques latéralisées, élargissement, hypertrophie, hyperpigmentation...

 

Complications à long terme

 

lles ne concernent ici que les cicatrices, visibles (à la face interne des bras) ou invisibles (dans le creux axillaire), qui peuvent être élargies, hypertrophiques ou hyperpigmentées.

La correction chirurgicale devra se discuter avec votre chirurgien.

Suivi des brachioplasties

La surveillance est normalement et simplement clinique, à l'ablation des points (si nécessaire) ou à dix jours, à trois semaines, à trois mois et a un an et après, éventuellement, tous les ans jusqu'à trois ans.

Le vêtement de contention adapté, en cas de lipoaspiration, sera habituellement porté jour et nuit pendant trois semaines puis uniquement le jour ou la nuit jusqu'à trois mois.

Le suivi régulier et un traitement adapte permettront une amélioration progressive des cicatrices.

Conseils pratiques

Avant

  • stabilité pondérale souhaitée ;
  • réelle motivation ;
  • compréhension des gestes associés de la lipoaspiration et d'effet lifting avec la situation des cicatrices résiduelles.

 

Après

  • arrêt de travail souhaitable de 1 à 2 semaines ;
  • éviter tout mouvement d'étirement brutal ;
  • reprise de l'activité sportive progressive à partir de la troisième semaine postopératoire ;
  • pas d'exposition au soleil ou aux UV des zones opérées avant trois mois, et des cicatrices avant un an.