La prise en charge post-opératoire

L'anesthésie pratiquée tient compte du choix du patient, du type et de la durée de l'intervention. En fonction de la sédation désirée, trois niveaux d'anesthésie peuvent être définis :

Niveau 1 : Anesthésie locale pure
Elle consiste en une infiltration de produits anesthésiques au niveau de la zone à opérer. Elle est réservée à des gestes limités, de durée moyenne. Exemple : La chirurgie des paupières, les petites lipoaspirations, les greffes de cheveux…, L'hospitalisation ne dure quelques heures et l'opéré réintègre rapidement son domicile.

Niveau 2 : Anesthésie locale potentialisée ou neuroleptanalgésie
Des agents antalgiques et sédatifs sont administrés par perfusion, en complément de l'infiltration d'anesthésiques locaux. Ces produits adjuvants aux propriétés sédatives ont une action sur la tension émotionnelle et l'anxiété ; ils permettent le contrôle de l'émotivité et diminuent certaines réactions neurovégétatives. Le patient reste conscient pendant l'intervention ; en revanche, il existe souvent une amnésie postopératoire. L'atténuation de la vigilance autorise des actes plus longs, plus douloureux, moins superficiels que ceux cités précédemment, tels que le lifting, la lipoaspiration ou les oreilles décollées… L'hospitalisation s'effectue sur le mode ambulatoire ; le patient peut regagner son domicile, après quelques heures de surveillance, toujours accompagné.

Niveau 3 : Anesthésie générale
Dans ce cas, la perte de vigilance est totale, le patient est intubé et ventilé. Ce type d'anesthésie s'adresse aux interventions plus longues qui nécessitent une immobilisation, telles que les rhinoplasties, les grandes abdominoplasties avec réfection musculaire, les plasties mammaires, les liftings du visage… L'hospitalisation est de règle pour ce type d'anesthésie. Quel que soit le mode d'anesthésie, les règles de surveillance sont strictes et rigoureuses pour assurer le déroulement des interventions dans des conditions de sécurité optimale. Le Décret de Décembre 1994 exige que tous les blocs opératoires soient équipés d'appareils électroniques de monitorage des grandes fonctions, telles que le pouls, l'oxygénation du sang, la tension artérielle, l'électrocardiogramme en continu ainsi que de nombreux autres paramètres ventilatoires. Ces appareils sont dotés d'alarmes préréglées qui se déclenchent automatiquement et immédiatement dès la moindre variation. Après toute intervention, le transfert en salle de surveillance post interventionnelle est effectué sous la responsabilité d'un aide et du médecin anesthésiste jusqu'au réveil complet.

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