Accueil

Augmentation mammaire par prothèses

Indications pour la pose de prothèses mammaires

Les raisons qui poussent les femmes à consulter pour une augmentation du volume des seins par implants mammaires sont multiples et variées. Les réponses du chirurgien dépendent de la demande des patientes, de l'analyse pré opératoire et du consentement éclairé mutuel :

 

  • agénésie mammaire (absence de poitrine),
  • aplasie mammaire (petits seins) ;
  • atrophie mammaire, innée ou acquise postpartum (après une ou plusieurs grossesses) ou après amaigrissement ;
  • seins vidés ;
  • seins tombants ;
  • seins ptôsés ;
  • seins dits « en gant de toilette » ;
  • seins tubéreux ;
  • asymétrie mammaire (seins différents) ;
  • hypertrophie mammaire asymétrique ;

 

Aucune chirurgie de l'augmentation de poitrine ne doit se faire avant 18 ans, et sous réserve d'un état psychologique satisfaisant de la personne.

Techniques de pose des implants mammaires

  • Sous anesthésie générale habituellement,
  • parfois sous anesthésie locale, en particulier pour le changement des implants.
  • possible sous anesthésie locorégionale dans tous les cas.

Différentes voies d'abord ou incisions sont possibles :

  • La voie d'abord axillaire, après incision cutanée et sous-cutanée dans l'aisselle, permet d'aborder directement le muscle grand pectoral (pectoralis major) et de placer la prothèse classiquement derrière ce muscle (position rétropectorale), plus rarement devant le muscle (position prépectorale rétroglandulaire).

 

Elle se présente comme une incision invisible sur la poitrine mais peut être considérée comme anti-anatomique.

 

  • La voie hémiaréolaire inférieure, après incision cutanée, nécessite la transfixion de la glande mammaire jusqu'à l'aponévrose du muscle grand pectoral .

   

Trois solutions sont alors possibles concernant l'implantation de la prothèse :

 

  • soit prémusculaire, le plus fréquemment ;
  • soit sous-aponévrotique musculaire, selon l'habitude du chirurgien ;
  • soit rétromusculaire pectorale, en cas de peau fine et d'agénésie ou hypoplasie mammaire marquée.

 

Cette voie d'abord a l'avantage d'être cachée dans les contours naturels et le pigmenté de l'aréole mais a certains inconvénients glandulaires (la transfixion et la cicatrisation secondaire), voire infectieux potentiels.

 

  • La voie sous-mammaire est le plan le plus anatomique mais difficile à faire accepter à la majorité des patientes, et pourtant c'est la plus sûre.

 

Une incision de 3 à 5cm, dans ou un peu au-dessous du sillon sous-mammaire, latéralisée en dehors, permet d'aborder directement le plan de dissection anatomique naturel :

 

  • soit prémusculaire, rétroglandulaire ;
  • soit rétromusculaire (rétropectorale).

 

  • La voie péri-aréolaire circonférentielle a pour objectif final de concentrer l'aréole et le sein dans son centre, tout en le remontant, c'est-à-dire en corrigeant la ptôse. C'est le « round block ».

 

Cette voie d'abord et donc cicatrice résiduelle sont conditionnées par la forme des seins, leur volume initial, la forme et la taille des aréoles, le degré de ptôse mammaire...

 

La forme de la prothèse ou implant mammaire peut être ronde ou en poire, dite « anatomique ». Son profil peut être bas, moyen ou élevé, la finalité étant d'obtenir un beau décolleté. Le choix du type d'implant se fait compte tenu des souhaits et morphologie de la patiente en consultation avec le chirurgien.

 

L'intervention dure de 45 minutes à 1h30.

Le drainage n'est pas indispensable.

L'hospitalisation dure de 3 à 24 heures.

Suites postopératoires des interventions chirurgicales d'augmentation mammaires

  • Le résultat est immédiat, visible et « palpable ».
  • L'œdème (« enflure »), les ecchymoses éventuelles (« bleus ») disparaissent en trois semaines.
  • Les douleurs sont en partie réelles, en particulier en cas d'implantation rétromusculaire, en partie subjectives, mais toujours contrôlées par les antidouleurs ou antalgiques qui vous seront prescrits.
  • Un soutien-gorge médical sera porté pendant trois semaines.
  • Nous conseillons l'abstinence de sport pendant trois semaines, puis une reprise progressive.
  • Une grossesse est possible entre le troisième et le douzième mois.

Complications possibles après la pose d'implants mammaires

  • Hématome, infection, comme après toute intervention chirurgicale.
  • Seins de volume légèrement différent, souvent en rapport avec les situations initiales (aucune patiente n'est initialement symétrique).
  • « Coque », c'est-à-dire des seins durs, apparaissant à partir du troisième ou sixième mois, ou quelques années plus tard.
  • Explantation , c'est-à-dire ablation, des implants en cas de réaction inflammatoire ou infectieuse ne répondant pas au traitement antibiotique adapté , ou dans certaines « coques » douloureuses.
  • Fuite de l'implant d'origine variable : défaut lié à l'industrie de fabrication (ex : PIP), usure, traumatisme...

Surveillance des prothèses

Elle est normalement clinique, comme pour toute femme non porteuse d'implant ou prothèse.

Une mammographie numérisée est indiquée tous les deux ans.

Tout implant mammaire doit à priori être changé après dix ans.

Conseils post opératoires après une opération chirurgicale d'augmentation mammaire

Retrouvez les conseils post opératoires du Docteur Sydney OHANA suite à votre pose de prothèses mammaires.

Conseils Post Operatoires suite à une Chirurgie Mammaire -


Fermer la video