Lifting cervico-facial

Le lifting cervico-facial ou lifting du bas du visage (LCF)

Le visage est un Tout. Surmontant le cou, il symbolise l'éclat de la jeunesse et de l'expression personnelle et personnalisée. C'est l'image de Soi.

 

Avec le temps, il vieillit, il se déstructure, il s'affaisse...

 

Il existe différentes possibilités chirurgicales ou non, isolées ou associées entre elles pour lutter contre les marques du vieillissement.

 

Le lifting cervico-facial est une intervention de chirurgie esthétique destinée à repositionner les différents éléments vieillissants ou vieillis du visage (peau, graisse sous-cutanée, muscles « peauciers », graisse profonde) afin de redonner l'éclat de la jeunesse.

 

Cette intervention se pratique d'une manière générale à partir de l'âge de quarante ans, mais en réalité, le vieillissement est variable d'une personne à l'autre selon la nature de la peau, la structure osseuse de la face, l'exposition au soleil, le tabagisme et surtout l'hérédité.

 

Actuellement, le lifting cervico-facial est plus demandé par les femmes (80 %), mais force est de constater que les hommes rattrapent de plus en plus ce retard.

Indications du lifting cervico-facial

  • Relâchement du cou avec apparition de « fanons » cervicaux antérieurs ;
  • Affaissement de l'ovale du visage ;
  • Apparition de bajoues ;
  • Augmentation ou marquage des sillons nasogéniens ;
  • Fripure(s) cutanée(s) ;
  • Air triste, de « chien battu » ou de prématurément « vieilli(e) ».

Techniques de lifting cervico-facial

Il existe différentes techniques de lifting qui doivent être discutées avec le chirurgien :

 

  • Lifting sous-cutané en cas d'excédent cutané très important ;
  • Lifting sous-périosté en cas de vieillissement osseux réel ou de manque naturel de reliefs osseux, par exemple des pommettes et du menton ;
  • Lifting « restructurant » visant à repositionner naturellement les éléments anatomiques déplacés et/ou plus ou moins précocement vieillis. 

 

 Par ailleurs, la graisse a aussi son importance :

  • Graisse superficielle qui provoque les bourrelets nasogéniens, emplit les bajoues et le « double menton » ;
  • Graisse profonde, espace de glissement localisé comme la boule de BICHAT, ou diffuse.

 

Il conviendra donc de la prendre en considération, et si nécessaire :

 

  • soit de la redistribuer,
  • soit de l'enlever par liposuccion ou autre procédé ;
  • soit de la rajouter ou restructurer par lipofilling ou injection autologue d'adipocytes (cellules graisseuses) prélevés à distance (abdomen, cuisses, face interne des genoux...).

Les cicatrices, selon les visages et les circonstances, sont :

toujours

 

  • préauriculaire (devant le pavillon de l'oreille externe), de trajet variable mais suivant toujours les repères anatomiques et les plis naturels ;
  • contournant le lobule de l'oreille, périlobulaire ;
  • rétroauriculaire (derrière le pavillon de l'oreille) dans le pli naturel préexistant, remontant jusqu'à mi-hauteur et ensuite :
    • soit s'arrêtant à ce niveau,
    • soit prolongée à la verticale ;
    • soit prolongée à l'horizontale dans le cuir chevelu ;
    • soit prolongée à l'horizontale et s'inscrivant ensuite devant la ligne chevelue occipitale.

 

parfois, et adaptées « au cas par cas » :

 

  • verticale ou vertico-oblique ou curviligne vers l'avant (« en faucille ») dans la zone chevelue temporale,
  • contournant la « patte » chevelue et remontant éventuellement en avant d'elle ; en suivant la ligne d'implantation capillaire, et ce de façon linéaire ou brisée.

Les autres opérations de chirurgie esthétique possibles associées au lifting cervico-facial

  • Liposuccion sous-mentale (« le double menton »), génienne (joue), cervicale (cou) ;
  • Lifting fronto-temporal classique ou sous endoscopie ;
  • « Pince » fronto-temporale, visant à remonter la queue du sourcil ;
  • Affaiblissement chirurgical du muscle orbiculaire des paupières dans sa portion latérale ;
  • Blépharoplastie inférieure ou supérieure ;
  • Lipostructure du visage (injection de graisse antologue) au niveau des zones déshabituées de graisse qui peuvent être les régions malaires (la pommette), palpébrale inférieure (le cerne), la région nasogénienne (le pli de l'amertume)...
  • Injection de produits de comblement volumateurs (« fillers ») de type acide hyaluronique ;
  • Injection de toxine botulique [BOTOX®, VISTABEL®...] visant à affaiblir le tonus de certains muscles, en particulier au niveau de la « ride du lion » et du front...

Les suites du lifting cervico-facial

Elles sont habituellement simples, mais existent toujours :

 

  • un certain inconfort cervico-facial,
  • une tension pré-et rétroauriculaire ;
  • un œdème (« enflure ») lié aux décollements ;
  • des hématomes (« bleus ») plus ou moins localisés ou diffus en fonction des personnes et pouvant être limités par homéo-et phytothérapie pré et postopératoire ;
  • une certaine gêne à la mastication et aux mouvements latéraux du cou ;
  • une interdiction à l'exposition solaire pendant 3 mois ;
  • une protection solaire (écran total) pendant un an ;
  • une hydratation de la peau (crèmes, huiles) visant à améliorer les suites dans le résultat cicatriciel.

Complications possibles du lifting cervico-facial

Elles peuvent survenir, mais restent exceptionnelles :

 

  • Paralysie faciale qui disparaitra dans un délai de 3 semaines à 3 mois ;
  • Odème (« enflure ») en fonction de l'importance du décollement et des réactions individuelles ;
  • Hémorragie postopératoire, pouvant être liée à une poussée d'hypertension artérielle et pouvant nécessiter une reprise au bloc opératoire ;
  • Hématome postopératoire, qui disparaîtra en trois semaines ;
  • Asymétrie D-G, toujours préexistante ;
  • Visibilité des cicatrices, liée au « terrain » cicatriciel ;
  • Absence de pérennité du résultat.

Surveillance du lifting cervico-facial

  • Elle est minutieuse dans les suites postopératoires immédiates ;
  • Elle se fait ensuite à trois semaines, trois mois et un an, puis tous les ans.